La pétanque après le 11 mai : pas réjouissant

Quelques infos sur le projet de FFPJP pour la reprise de la pétanque, un projet qui va changer pas mal d’habitudes et confirmer une évidence : on n’est pas près de retrouver la pétanque d’avant le Covid-19.

Le jeu va pouvoir reprendre mais seulemnt en tête à tête et en plein air !!!

 

Des buvettes fermées

Premiers points, les clubs vont a priori rouvrir le 11 mai, mais pas leurs buvettes. De plus, ils ne pourront pas rassembler plus de 10 personnes dans le respect des mesures de distanciation physique.

Les disciplines en salle demeurant interdites, aucun espoir de retrouver les boulodromes couverts. Il faudra jouer dehors, ce qui ne revient pas à un trop grand sacrifice en ces périodes. Mais la suite devient plus pittoresque.

Les sports collectifs sont également toujours prohibés et les parties en doublettes et en triplettes rentrent dans cette classe. Par conséquent, il ne sera plus possible de jouer qu’en tête-à-tête ou en tir voire en point de précision. Là, ça change déjà grandement les choses. Et ce n’est pas fini.

Chacun son cochonnet

Chaque pétanqueur devra être impérativement muni de ses trois boules, d’un cochonnet et d’un mètre. Dans une partie, c’est le joueur venant de marquer, qui lancera son but… et pas forcément celui qui a servi lors de la précédente mène, pour peu qu’il ait été disposé sur le terrain par l’adversaire.

L’objectif est ici de limiter au maximum les contacts. Dans cet esprit, il sera interdit de toucher les munitions, le but et le mètre de l’adversaire.

Quid de la spontanéité ?

Alors attention, il n’entre aucunement dans notre propos de condamner cette refonte fédérale du jeu ! Ce protocole est exigé par l’autorité administrative pour envisager une reprise de l’activité, quitte à bouleverser les coutumes. De plus, il doit encore être validé.

Simplement, une évidence demeure : son sens global va à l’encontre des pratiques boulistes les plus élémentaires, faites de spontanéité, de fraternité et d’échanges. Et il n’est pas certain qu’il va rencontrer l’approbation d’une base volontiers frondeuse. Même en période de pandémie.

Article du "Vosges Matin "

 


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